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On vit dans un monde étrange...
où la réalité ne semble pas avoir sa place.
On vit dans un monde ou on veut beaucoup de choses et où on s'imagine que ça va finir par arriver. Tout est conçu pour que l'on dépense 2 salaires. On vit dans une société qui veut beaucoup de possessions, beaucoup de loisirs, des sorties à payer, des télés dans chaque chambre, des jeux vidéos, des restos à 100$... On vit dans un monde où on doit performer. Travailler très fort et très longtemps pour dépenser dans nos temps libres. Se trouver un poste où on est pas trop pire pour simplement survivre. On se fait croire qu'on a besoin de tout ça pour être heureux. On valorise le neuf à tout prix. Les marques et les activités populaires qui coûtent chers... etc...
On vit dans un monde où on s'imagine toujours pouvoir repousser nos limites. En fait, un monde qui s'imagine ne pas avoir de limite. Plus de trucs à faire, plus de trucs à consommer, plus d'amis, de sorties, de livres à lire, de choses à voir.
Plus de "n'importe quoi" pour sortir de soi.
On vit en se laissant mener par le paraître, en ne s'apercevant nullement que c'est notre mental et notre émotivité qui ont le contrôle sur nos actions...
Je ne suis pas une très grande performeuse dans ce jeu.
J'y ai quand même joué beaucoup, beaucoup!
Bien sûr moi aussi j'ai cherché le plus. J'ai ignoré longtemps que j'avais des limites et je me suis étirée jusqu'à en perdre une certaine élasticité!
Et surtout à m'épuiser, à être régulièrement déçue de moi de ne pas obtenir de bon résultats.
Comme tout et tout le monde, dans ma réalité, j'ai des limites. Il y a certains faits importants à considérer pour arriver à être en paix et bien fonctionner.
Et ce que je constate aujourd'hui, c'est que j'ai 3 enfants et même si je les aime immensément, c'est une très grande responsabilité à bien des points de vue, et pour moi, particulièrement da ma zone névralgique qui est la vie matérielle.
Je me suis mise beaucoup beaucoup de pression, j'ai vécu beaucoup de culpabilité de ne pas être capable d'offrir à mes enfants le plus plus que beaucoup de leurs amis ont. Coupable d'être une artiste ayant des besoins qui m'ont faits croire que je ne pouvais moi aussi avoir un travail à temps pleins, d'autant plus que j'avais à être présente pour eux. Les enfants ont bien d'autres besoins que physiques!
Et dans ce cercle vicieux de non performance et de culpabilité, de peurs de manquer d'argent et d'insécurité, d'incertitude d'avoir à trouver un travail alimentaire et travailler à mon compte en vivant maigrement, j'ai développé des réactions d'anxiété.
Ce matin je comprends que c'est normal. Je n'ai pas encore toutes les réponses, mais je sais qu'elles se trouvent dans ce qui me cause de l'anxiété, c'est là que sont mes pistes.
Et la première piste est de ralentir...
respirer pour quelques jours, quelques heures. Sortir du tourbillon de l'excès et atterrir. Je choisis de prendre le temps, l'espace nécessaire pour d'abord reconnaître quels sont mes besoins réels, et mes limites. Ensuite je crois que les solutions viendront, en ayant fait taire le mental et l'émotivité, soigné mon anxiété... Je sais qu'il y ce bon chemin qui est le miens. Où je suis bien dans mes instants présents, en paix, où moi aussi je reçois un bon salaire en échange du partage de mes talents et de mon énergie. Alors j'accepte de respirer...
À suivre!
Passez une magnifique journée!
Nancy
1 commentaires:
Plus de "n'importe quoi" pour sortir de soi.
J'aime vraiment beaucoup cette phrase !!! Elle est tellement vraie xxx
Annie
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